QUADROPHENIA, A WAY OF LIFE

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QUADROPHENIA, A WAY OF LIFE

Message par Kebra le Mar 9 Sep - 20:20



Dans les années soixante, la 'youth culture' britannique se divise en deux clans. Mods et Rockers entrent ainsi dans l'histoire en défrayant la chronique de l'époque, notamment à cause des émeutes de Brighton en 1964.


Les rockers étaient les héritiers des teddy-boys des années 50. Ce dernier terme, qui avait cours depuis plus de dix ans tirait son origine du roi Edouard, surnommé Ted. Le terme rocker venait, lui, du rock'n'roll américain, la musique que ces jeunes vénéraient. Ils avaient aussi américanisé leurs tenues vestimentaires, délaissé les vestes longues et pantalons courts et étroits pour les blue- jeans et blousons de cuir. Ils vivaient souvent à la périphérie des grandes villes, se retrouvaient au coin des rues, se déplaçaient sur des grosses motos de marque anglaise, triumph, Norton, BSA, Vincent, pour aller voir Marlon Brando ou James Dean au cinéma. Dans leur grande majorité, ils étaient issus de la classe ouvrière et bien souvent étaient eux-mêmes ouvriers.

Sting dans le rôle de Ace Face.
Les mods devaient leur nom à " modern ". Ils étaient vêtus avec élégance et originalité, portaient cravates, blazers et hipsters (pantalon taille basse à carreaux, avec un gros ceinturon à boucle argentée). Ils n'hésitaient pas à adopter des manières efféminées, se rendaient sur des scooters italiens en boîtes de nuit ou au cinéma voir des films " nouvelle vague " français. Ils avaient une dévotion particulière pour Saint-Germain-des-Prés et Françoise Hardy. Ils étaient nombreux dans les villes du centre et du sud de l'Angleterre. Leur milieu d'origine était assez proche de celui de leurs ennemis rockers, même si la classe moyenne était mieux représentée chez eux. Ils étaient par contre plus souvent employés qu'ouvriers. En musique, ils rejetaient le rock'n'roll blanc au profit des musiques de danse des Noirs américains, la soul music ou celle des immigrés antillais, le bluebeat.
Avec ces combats de Pâques 1964, quelque chose de neuf apparaissait dans l'univers des bandes de jeunes. Jamais on n'avait vu d'affrontements d'une telle ampleur, axés sur des oppositions identitaires et socio-philosophiques.
Les beaux habits des mods auraient pu prêter à confusion. On aurait pu croire que la jeunesse avait changé. Bien vite, on s'aperçut qu'ils étaient trop beaux pour être honnêtes et que leur élégance affectée était le nouveau masque de l'insoumission juvénile. C'était, au grand dam de la société, le point qui les rapprochait des rockers sur le fond et les y opposait sur la forme.

Réalisé par: Franc Roddam
Avec: Phil Daniels, Leslie Ash, Philip Davis, Mark Wingett, Sting, Ray Winstone, Garry Cooper, Gary Shail, Toyah Willcox, Trevor Laird, Kate Williams, Michael Elphick, ...

L'histoire :
Jimmy, un mod londonien (jeunes prolétaires) bouillonnant de colère contre le monde qui l'entoure, se révolte bientôt contre tous ses proches et aussi contre les ennemis héréditaires des mods, les rockers, jusqu'au jour où il tombe amoureux d'une fille qui finira entre les mains de son meilleur ami. Il se sépare alors de sa bande puis, détruit aux amphétamines, décide de se rendre à Brighton pour y retrouver les légendaires combats mods-rockers qui s'y déroulaient jadis. Sur place, le jeune homme est déçu et voit notamment son idole, l'« As », devenu groom. À son insu, Jimmy lui vole son scooter (typiquement mod) puis saute d'une falaise, sans rien regretter.

Plus d'info
ICI

Je dois dire que lorsque je vois ce film, j'ai l'impression de revivre ma jeunesse.



Kebra

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Date d'inscription : 09/09/2008

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