Juan D. Nelson

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Juan D. Nelson

Message par nanoyama le Sam 13 Sep - 13:26

Juan Nelson


Une petite présentation d’un bassiste qui est peut-être le plus complet et le plus talentueux du moment
(mais ça n’engage que moi… qui suis un grand fan)











Bio et carrière

Juan D. Nelson est connu pour être le bassiste des « Innocents Criminals », le groupe qui accompagne Ben Harper - Il intègre le groupe durant la tournée Welcome To The Cruel World. Son premier concert a lieu le 30 avril 1994 au Nick's Caffé Trevi à Claremont, en Californie. Il n'a pas quitté le groupe depuis et a participé à tous les albums et tournées de Ben Harper.





Né le 24 août 1958 à Cincinnati, Ohio, Nelson déménage dans le quartier Crenshaw de Los Angeles à l'âge sept ans. D’un famille de musiciens amateurs, Juan apprend le saxophone, encouragé par un grand-père qui avait barboté dans la musique et les instruments toute sa vie, et qu’il avait gardé pour les enfants.
« Ma mère a joué du clavier à l'église, ce qui fait qu’il y avait toujours de la musique et des chants autour de moi. J'ai aussi chanté à l'église. »

Il décide de se mettre à la basse après avoir vu un concert de James Brown, mais aussi après un dîner avec des collègues de son père.
« Il y avait un groupe, et j'étais près du bassiste. Je pouvais sentir les vibrations de la basse, et j’ai vraiment aimé cela. J'ai su alors que je voulais jouer de la basse ».





Dans les années '76-'77, Juan Nelson et un ami montent leur premier groupe, qui obtient un succès plus que modéré, « The Six Million Dollar Band ».
« Nous jouions des morceaux de nos artistes préférés, Graham Central Station, Bootsy’s Rubber Band, the Brothers Johnson. Nous avons passé tellement de temps dans le garage que c’est là que nous avons appris réellement comment jouer la musique en groupe.»

Pour joindre les deux bouts, Nelson travaille sur la chaîne de montage d'avions de Northrop en tant que peintre au pistolet.
« J'allais à ce travail en espérant que ça pourrait m’aider pour pouvoir jouer de la musique. Quand ils m'ont viré après six ans, j'étais déterminé à devenir musicien. »

Nelson pense que la meilleure manière d’évoluer et de faire « sérieux », serait d'ajouter de nouveaux morceaux à son répertoire de R&B.
« Quand j'ai commencé à jouer autour de chez moi, j'ai veillé à élargir mes horizons avec deux ou trois trucs de Blues et de Jazz. J'ai voulu apprendre les différences de ces styles, pour en connaître les subtilités. Je tire partie de ces expériences encore aujourd'hui. J'ai voulu apprendre les différences de ces styles, en repérer les subtilités.
Je n'ai pas voulu approcher le Blues, par exemple, en jouant les mêmes lignes tout le temps. J'ai participé à beaucoup de concerts pour progresser. »






Dans le milieu des années 80, Nelson est occupé avec plusieurs projets, y compris des concerts avec des artistes de R&B : Vesta Williams, Brenda Russell, et Leon Haywood, le quatuor vocal All-4-One, et le chanteur-batteur de Soul, Al Wilson.
Il joue aussi avec Masterblast, un groupe afro-cubain passionnant mené par le saxophoniste de Tower of Power, Steve “Doc” Kupka.
De plus, Juan étudie la théorie et l'harmonie au Conservatoire d'Eubanks à Los Angeles.
Un de ses collaborations les plus mémorables est avec Sunbear, un groupe basé à Oakland-qui joue de temps en temps avec le clavier Greg Phillinganes.

En 1991, Roger Clinton, (acteur et frère du futur président américain) qui travaille alors sur Designing Women, un sitcom, recrute le groupe comme « backup band » pour un enregistrement télé.
« Roger n’arrettait pas de nous dire que son frère allait être président, et nous ne faisions qu’en rire. Nous ne l'avons jamais cru ». Quand Bill Clinton est entré à la Maison Blanche en 1993, Sunbear a joué au cours de la « party » après la prestation de serment à Washington.

Deux ans plus tard, Rock Deadrick, le batteur de Tracy Chapman, vient de finir de travailler sur le premier album d’un jeune chanteur-compositeur-interprète. Il dit à son collègue batteur Johnny Kirkwood d’inviter Juan à une audition pour le groupe.
« Je devais beaucoup lutter pour travailler, et j'ai dû prendre une décision : dans quelle direction voulais-je aller ?
Johnny m'a dit, "ça ne rapportera pas énormément en salaire maintenant, mais ce jeune à de l’avenir ! " ».


Juan tente le coup car il est intéressé par ce jeune auteur , et lorsqu’il entend Ben Harper pour la première fois, il est conquis par la fraîcheur du personnage.
Il auditionne et obtient son « billet » pour la tournée .
Harper part promouvoir le nouvel album en Europe, et Nelson et Deadrick se retrouvent chez Juan pour s’occuper du matériel.
« Nous avons répété durant une semaine avant le retour de Ben. Aussitôt la connection s’est faite... l'alchimie était grande. »





Quatorze ans et quelques albums plus tard, Nelson est une composante importante de succès de Ben Harper, co-écrivant beaucoup de titres, arrangeant de nombreux morceaux, et servant de lien vital entre le guitariste-chanteur et le reste du groupe, les « Innocents Criminals ».
Juan n'a rien d’autre que des louanges pour Harper.
« Je me retrouve souvent avec un état d’esprit très spécial lorsque je travaille avec Ben... Il se dégage de lui quelque chose de très particulier, et je le sens chaque fois que j’entend la foule répondre ».


Ben Harper dit, en parlant de Juan :
"Juan Nelson, c'est un miracle, un génie. Il a tant apporté à ma musique..."










Sa technique :

Sa technique, il ne la dévoile qu'avec parcimonie.
Le Blues de Ben Harper ne se prête pas facilement aux démonstrations techniques mais à entendre la précision et la rapidité du plan de slap qu'il place dans un des breaks de "Faded", on peut supposer que cette technique n'a plus de secret pour lui.
Certainement influencé par le jeu au bottleneck de Ben Harper, Juan Nelson construit nombre de ses parties de basse avec de longs slides qui sonnent terriblement bluesy

Très friand d'appoggiatures en demis-tons, il enrichit fréquemment son jeu de cette manière comme dans "Like a king".
Son jeu au doigt est très précis et très syncopé. Juan Nelson l'agrémente assez souvent de « dead-notes », qu'il place généralement avant les temps forts ou juste avant une syncope qu'il doit mettre en évidence.
Juan Nelson est également un bon mélodiste et il n'hésite pas à développer de superbes contrechants de basse lorsque le contexte le lui permet (« Roses from my friend »).
Il est le type même du bassiste qui groove avec ses doigts. Bien entendu, le médiator est complètement proscrit car il ne correspond pas au style de jeu qu'il développe.
D'un point de vue harmonique le seul fil conducteur que l'on peut observer est le Blues. C'est ce Blues continuellement sous-jacent qui caractérise le plus la musique de Ben Harper, les structures sont donc assez souvent de ce type, et la basse est bien entendu en accord avec le style et utilise fréquemment des chromatiques pour lier les degrés principaux de la gamme et apporter ainsi sa contribution à l'ambiance générale.

Juan Nelson est encore loin d'être un bassiste star, il le deviendra sans doute car il possède un feeling et un groove sans failles, il sait se placer et a une importance non-négligeable dans le groupe.

Comme vous pouvez le constater, j’adore ce type !










Les inévitables vidéos :


Juan Nelson - solo
http://www.youtube.com/watch?v=a0uPPg0sRPg


Ben Harper live - Brown Eyed Blues - Rock Am Ring 2004
http://www.youtube.com/watch?v=QNotGwtEUqQ


Ben Harper Live - Steal My Kisses - Hollywood Bowl
http://www.youtube.com/watch?v=saOoA0hCzqY

(à noter que lui "scatte" et c'est son fils qui "gazouille" dans le micro au début, la "human beat box"...)




nanoyama

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Date d'inscription : 12/09/2008
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