Yes

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Yes

Message par Kebra le Jeu 18 Sep - 21:53

rocky toujours rocky

Tout commence en 68 avec un certain Jon Anderson qui a joué avec des groupes appelés Syn, Gun, Sleep in et Warrior. Il taquine de la guitare sèche (bof !), des percussions (euh !) et chante une fois par mois dans sa salle de bain lorsqu'il fait sa toilette.

Le 4 septembre, vers 18 heures, à Birmingham, charmante bourgade au nord de Londres, lassé de jouer chez lui sur sa guitare "Jeux interdits", Jon décide de sortir faire un tour en ville.

Il pleut dru.

Aussi, il rentre dans un pub et c'est là qu'il rencontre ceux qui allaient former le premier Yes (car, il en y en a eu plusieurs, figurez-vous !) Mais, n'anticipons pas !

Pour l'instant, revenons à notre Jon qui vient de rentrer dans un pub, mais ce n'est pas très sûr.

A ce propos, il existe deux versions différentes. D'après le livre "Yes, c'était moi !" de Rick Wakeman, ils se seraient rencontrés dans un endroit peu recommandable dont je tairai le nom ici. Mais, on ne peut pas honnêtement corroborer les dires de Wakeman car, tout le monde sait qu'à cette époque, il ne faisait pas partie du groupe.

Par contre, d'après "Yes, c'était moi !" de Jon Anderson (lui même), il s'agirait bel et bien d'un pub. Allons-y donc pour le pub !

Jon y rencontre Chris Squire qui chante aussi, joue de la basse électrique et boit une bière. Il y a aussi Peter Banks, un guitariste qui joue au flipper, Bill Bruford, un batteur qui vient de quitter en claquant la porte, son ancien groupe nommé Savoy Brown et Tony Kaye qui jouait de l'orgue, ce matin même, dans Winston's Fumbs, un obscur groupe du quartier nord, sur la route de Manchester, après l'allée de platanes, à côté de la station Shell.

- Si on formait un groupe dit Jon sans disjoncter.
- Oui ! Oui ! Oui ! Oui ! répondent en choeur les quatre autres, ce qui fait quatre "oui".



Jon décide alors d'appeler son groupe "Oui", ou plutôt "Yes" car n'oublions pas que nous sommes à Birmingham dont la particularité, à par la pluie, est qu'on y parle anglais.

Ils décident donc de se retrouver chez Jon. Ils répètent inlassablement pendant deux mois jusqu'à ce qu'ils soient prêts pour jouer "live".

Puis, en novembre, ils s'embarquent dans la Mini-Morris de Jon. ils sont un peu serré mais tant pis ! "Faut savoir souffrir pour être stars !" pense alors Jon en son for intérieur et au volant de sa petite voiture.



Direction l'Albert hall de Londres. le matériel suit dans un Volvo 30 tonnes dont le nom du conducteur est resté malheureusement inconnu.


Enfin ils arrivent à Londres. c'est le 28 novembre, un mardi et comme tous les mardis, il pleut.

Citons, si vous le voulez bien, quelques extraits du très beau livre "Yes, c'était moi !", page 25, où Jon parle de cet évènement :

" Il est 17 heures 15. Il y a un monde fou, venu pour le concert d'adieu de Cream, le groupe de Eric "je-suis-une-légende-vivante-et-pas-près-de-crever" Clapton. La salle est comble, du parterre où l'on se marche dessus, au poulailler où ça caquette. Beaucoup de jeunes n'ont pu se procurer des billets pour le concert du célèbre trio. Tant pis, ils sont allés voir Queens Parks Rangers-West Ham. Les plus vieux sont restés chez eux : ils regardent Benny Hill à la télé. Il aurait fallu dix concerts pour satisfaire tout le monde ! Les coulisses sont calmes et l'on peut voir, de ci, de là, passer quelques tignasses célèbres venues saluer leur pote : il y a Jeff Beck, Mick Taylor, Keith Richards et bien d'autres dont les noms m'échappent. Maintenant tout s'anime et les Yes entrent en scène ! Le présentateur, le célèbre John Peel, les présente (ce qui est la moindre des choses, me diriez-vous, pour un présentateur). Mais, taisons-nous, et écoutons-le :" Ladies and Gentlemen, The YES !" Ce qui peut se traduire à peu près par : "Hey, les mecs, visez Yes !". Yes entrent alors en scène et jouent quelques titres de leur futur premier album et une version rock-progressive d'"America" de Paul Simon. Ils se font un petit succès."

Voici ce qu'écrivait le 30 novembre, Johnny Pete Anderson, un cousin éloigné de Jon, dans le célèbre Melody Maker : "Yes est un groupe très efficace. Ils se préparent sans doute une bonne carrière !"



Ca y est, Yes est lancé !

Ils commencent alors à composer.

Puis, en février 69, ils tournent avec une chanteuse de blues nommée Janis Joplin qui sombrera plus tard dans l'oubli. Les Yes enregistrent alors leur premier album et après quelques jours de réflexion profonde le nomment "Yes". Ils font des tournées, notamment sur le continent au festival baba d'Amougies, sorte de mini-Woodstock.



Voici ce qu'écrivait d'eux un journaliste dans la gazette d'Amougies de l'époque :

"Que cette musique est élégante et aérienne ! Est-ce donc cela le "rock-progressif" ? Diantre, quelle atmosphère ! Que celle créée par l'amalgame des voix et des instruments est réussie ! Jon Anderson possède un chant étrangement voilé dû, je l'appris après le concert, à une extinction de voix attrapée par la vitre baissée de sa Mini-Morris ! Chacun participe au show du groupe. On tape sur tout ce qu'on trouve à portée de la main ! Un tel heurte une bouteille. Un autre, un poteau électrique. Un autre, la tronche de son voisin. Le public semble conquis ! Yes crée alors un trouble plein de charme mais signalons tout de même que Jean François Corbeille est à créditer d'une belle prestation, étant l'auteur d'un magnifique hat-trick. Il a déclaré, modeste, après la victoire de son équipe : "L'important, c'est le collectif !"

Là s'arrêtait l'article, avec un certain méli-mélo dans les comptes-rendus d'événements. Mais peu importe car Yes continuait sa route vers la gloire.

Peter Banks, voulant se lancer dans une orientation musicale différente, s'en alla fonder le groupe Flash. Steve Howe arriva pour le remplacer et Yes sortait son troisième album pour lequel ils avaient mis un mois à trouver le titre : "The Yes Album".  

Nous sommes en 71, et en août, Kaye s'en va aussi. D'après Jon Anderson, je cite : "Il posait ses doigts n'importe où !". Phrase ambiguë s'il en est ! Même les plus éminents yessologues n'ont jamais pu l'élucider.

Et voici qu'arrive Rick Wakeman !

Nous sommes alors en 72 et Yes sort "Fragile", premier vrai disque du style Yes, rock progressif et sophistiqué, très ambitieux pour l'époque.

Bientôt, Bruford quitte le groupe à son tour. Il part rejoindre Fripp dont l'orientation musicale lui convient mieux.

Et voici qu'arrive Alan White.

Après "Tales fom Topographic oceans", les conflits apparaissent. Durant l'été 74, Wakeman s'en va, la chaleur sans doute ! On le remplace par un Suisse plus frais nommé Patrick Moraz.

Avec lui Yes enregistre le fameux "Relayer".

Puis en 77, le Suisse s'en va lui aussi, nostalgique, sans doute, de ses montagnes.

Tiens revoilà Wakeman !

Puis, Anderson part aussi.

Est-ce la fin ? se demandent les fans traumatisés.

Que nenni ! répondent Trevor Horn et Geoff Downes qui arrivent pour "Drama", album charnière entre l'ancien et le nouveau style.

Et voici 81. Mitterand s'installe à l'Elysée... la rose à la main. Chouette, les flics deviennent socialistes !

Mais, zut, Yes c'est fini ? Mais non, les gars !

Voici qu'arrive l'année 83 et Yes se reforme.

Mais, cette fois-ci, avec Anderson, Rabin, White et Kaye (oui, le même qui foutait ses doigts partout !). Ils sortent un truc qui sonne comme les pâlots Police (les nouveaux maîtres du rock-business des tristounettes années 80). Et c'est le succès avec "90125".

Puis, après quelques albums même plus écoutables aujourd'hui, on se re-sépare en 88.

Mitterand, lui, est toujours à l"Elysée. Sa rose s'est un peu fanée mais les flics sont encore socialistes !

Et les "Yes" sont encore fachés ! ..



D'un côté, il y a Squire, Rabin, Kaye et White qui disent : "Yes, c'est nous... Tony, arrête de foutre tes doigts partout !" De l'autre, il y a Anderson, Howe, Wakeman et Bruford (tiens, il est revenu !) qui répondent : "Yes, c'est nous... Rick, arrête de te prendre pour Liszt !"

C'est le conflit. mais, avec le temps, va , tout s'en va et finalement on se retrouve, on se quitte, on se retrouve tant et si bien qu'on est encore là en 2004.

C'est ça Yes, une grande et belle famille !

Going for the one

Yours is no disgrace


Dernière édition par Kebra le Jeu 17 Juil - 18:35, édité 1 fois

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Re: Yes

Message par Kebra le Jeu 18 Sep - 21:54

C'est à mon sens le groupe type qui marque une rupture entre deux générations , avec eux c'est la fin d'une période faste et d'insouciance. :!rro!:

Kebra

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Re: Yes

Message par Kebra le Jeu 18 Sep - 21:55

rocky

Oui,les paroles de chansons commencent a changer aussi.

D'autres thèmes apparaissent...finis le Flower power...Le monde change!

Kebra

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Re: Yes

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