Glenn Hughes

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Glenn Hughes

Message par ready freddie le Mer 10 Sep - 12:36

sujet de rocky :




Glenn Hughes est un de ces artistes dont l'image restera à jamais associée à Deep Purple, un groupe qui n'a pourtant occupé que 3 ans de sa carrière. Le bassiste-chanteur à la voix d'or, plus communément nommé "The voice of Rock" s'est ensuite lancé dans une carrière solo riche et féconde.

Avant de rejoindre Deep Purple en 1974, après le départ de Roger Glover (basse) et Ian Gillan (chant), Glenn Hughes jouait dans un groupe de hard rock moderne, Trapeze. On retrouve aussi dans ce groupe Dave Holland (batterie, futur Judas Priest) et Peter Goalby (chant, futur Uriah Heep).



Inutile de revenir sur la période Deep Purple du mark 3, elle est connue de tous : David Coverdale (chant) et Glenn Hughes (basse) se partageaient le chant ce qui donna lieu à 3 albums mémorables n'H2sitant pas à mélanger divers styles musicaux : Burn, Stormbringer et Come Taste The Band.

Après le split de Deep Purple de 1977, Glenn Hughes décida alors de se lancer dans une carrière solo qui n'allait pas tarder à le révéler comme un compositeur et un chanteur exceptionnel (ce qui était moins évident à constater avec Deep Purple puisque c'était David Coverdale le chanteur principal).


Dans un 1er temps, Glenn Hughes va sortir Play Me Out (1978) qui déroutera complètement le public hard rock de l'époque, puisque ce disque mélange allègrement influences funk et soul dans des sonorités très 70's. Il avait également travaillé sur un projet disco en 1979 mais ce dernier n'a jamais vu le jour, surement pour des raisons commerciales. Play me out avait déjà été mal acceuilli alors... !!!







Mais c'est surtout l'album Hughes/Thrall (1982), réalisé avec le guitariste Pat Thrall, qui révélera Glenn Hughes au grand public. L'album est terriblement novateur et inventif pour l'époque (et aujourd'hui encore). Les guitares-synthés de Pat Thrall sont étonnantes et les compositions complexes mais néanmoins sublimes. On ne parle pas encore de hard FM à l'époque, ce disque est bien trop riche pour être catalogué dans ce style. Il n'est pas très accessible et nécessite même de très nombreuses écoutes pour en venir à bout, mais une fois qu'on l'a dompté, je peux vous assurer qu'on peut bel et bien parler de chef-d'oeuvre. Les ballades sont superbes (Coast to coast, Where did the time go).

S'en suit une longue période d'inactivité pour Glenn Hughes, à cause de problèmes de drogue qui vont ruiner sa carrière pendant un moment. Mais il ne reste pas totalement inactif pour autant, puisque pendant cette période, il travaillera avec Joe Lynn Turner (chant, Deep Purple, Rainbow, Yngwie Malmsteen) une 1ère fois en 1984, mais cela ne s'est jamais concrêtisé sur un album. Il faudra attendre 2001 pour voir nos 2 chanteurs retravailler ensemble à travers le Hughes-Turner Project (2 albums studios et un album live sont sortis entre 2001 et 2003, c'est dans la lignée de Deep Purple mark 3 et Rainbow période Turner).


En 1986, Tony Iommi (Black Sabbath) fait appel à lui pour assurer le chant du très bon album 7th Star, un disque très heavy pour Glenn Hughes mais trop mou et pas assez "evil" pour les fans de Black Sabbath. Il sera assez mal acceuilli et Glenn Hughes se sentira quelque part berné puisque 7th Star devait être à l'origine un album solo de Tony Iommi. Il se transformera comme par magie en un album de Black Sabbath et Glenn Hughes refusera de chanter certains classiques du Sab sur scène (à cause des paroles de NIB et Iron Man, trop "morbides" pour lui).



Sa carrière solo reprendra son envol à partir de 1992, suite au projet L. A Blues Authority, avec Craig Erickson à la guitare, pour un album blues-rock . Il faut dire que les mélodies de Glenn Hughes passent au 2nd plan sur ce disque, au profit d'un rock parfois aggressif .
En tout cas, Glenn Hughes reconnaitra que ses participations extérieures lui ont redonnné l'envie de faire de la musique (avec John Norum (ex Europe), Motley Crue et aussi le claviériste Geoff Downes (Asia) pour un album qui n'a jamais vu le jour...).


From now on... (1994) reprend en quelque sorte les choses là où Hughes/Thrall les avaient laissé, puisque sur ce disque figure 2 chansons co-écrites avec Pat Thrall : You were always there et Devil in you, qui figurent parmi les meilleurs de l'album. Avec la section basse-batterie et le claviériste d'Europe, on peut reprocher à From now on... un son très froid et un manque de groove certain, mais globalement, Glenn Hughes revient en pleine forme, dans un disque très varié, mélangeant hard rock typé Deep Purple (Pickin'up the pieces, Lay my body down), des titres plus heavy et aggressifs (Into the void, The liar) et des ballades (la sublime If you don't want me to et Why don't you stay, un peu moins bonne)

Un album live sort la même année, et est intitulé Burning Japan, donc il contient beaucoup de reprises de Deep Purple, notamment de l'album Come taste the band, en hommage au guitariste Tommy Bolin. Même reproche que pour From now on..., ce live est très dynamique mais il manque de groove et de finesse, à cause du line up qui accompagne Glenn.


Feel (1995) : sur ce disque, il décide de ne pas se limiter au format du hard rock classique et opte ainsi pour un style très funky. Le nouveau line up (avec le batteur Gary Ferguson qui jouera désormais sur chacun de ses disques) . Les chansons sont très légères, limite "funk FM" par moments. Toutefois, il reste quelques moments magiques comme Coffée & Vanilla où les mélodies font toujours mouche. A noter que les 2 titres co-écrits avec Pat Thrall (Redline et Big time) sont moins réussis que ceux de From now on...






Addiction (1996) : comme sur chacun de ses albums désormais, Glenn Hughes change radicalement de style et n'hésite pas à surprendre ses fans, même si ceux-ci ne s'y retrouvent pas toujours. Addiction prend le contre-pied de Feel, vers un style beaucoup plus solide, un hard rock aux sonorités années 90, donc avec des grosses guitares et limite dépressif par moments. J'aime beaucoup Addiction qui contient des moments vraiment poignants, très noires, parfois tristes, mais il est clair que ce disque a dérouté beaucoup de fans.

Glenn Hughes va ensuite collaborer de nouveau avec Tony Iommi, les 2 hommes préparent un disque qui ne verra jamais le jour (refrain connu) pour des raisons que l'on ignore toujours. Pourtant Glenn annonçait à la presse que ce disque "sonnait bien plus comme du Glenn hughes que tout ce qu'il avait enregistré sur ses albums solos".



The way it is (1999) : Après un break, Glenn revient avec ce qui restera comme son meilleur album solo dans les années 90, un petit bijou. Très varié, The way it is regroupe toutes les diférentes facettes du maitre, avec du hard rock (You kill me, The truth will set me free), du rock (la reprise d'Hendrix, Freedom), du funk (Rain on me, Stoned in the temple), des ballades (Curse, Don't look away) et pour le reste, un nouveau style plus... pop ? Magnifique et plus posé, The way it is contient à mon avis ses plus belles mélodies dans tout ce qu'il avait enregistré récemment... et pourtant on a encore rien vu !

Return Of Crystal Karma (2000) : Retour vers quelque chose de plus pêchu et énergique, du "metal funk" comme le dit Glenn lui-même. ROCK est un disque moderne, très positif et réjouissant, parfois assez heavy (The state I'm in et Gone, co-écrit avec Tony Iommi) où on sent des musiciens qui prennent leur pied. Inutile de dire que ça groove à fond, sans oublier les mélodies en or toujours présentes. Renvoit les Red hot chili peppers se rhabiller !!!



Building the machine (2001) : Alors que l'on croyait qu'il était parvenu au sommet avec The way it is, le revoilà avec Building the machine, une sacrée baffe ce disque. Comment fait-il pour sortir un album par an, sans que l'inspiration ne s'épuise ? Mystère, mais en tout cas, une bonne leçon pour tous ces vieux groupes qui mettent 4 ans à sortir un album. On reste ici dans un style funky, mais cette fois-ci, retour vers le son des années 70. Donc ça groove toujours autant, et une fois de plus, les refrains sont un vrai régal. A noter 2 reprises : une de Deep Purple plutôt dispensable (Highball Shooter) et une autre d'un standard funky qui dépote (I don't want to celebrate). Considéré par certains comme son meilleur album, jusqu'au jour où...





Songs in the key of rock (2003) :... arriva Songs in the key of rock, une nouvelle baffe ! Comme l'indique son titre, cet album est beaucoup plus rock que le précédent, mais toujours ancré dans le trip années 70. Dans un 1er temps, il sonne assez basique comparé aux autres albums, car plus rock, mais une fois dedans, force est de constater qu'une fois encore, c'est son meilleur album (je m'enflamme peut être un peu, mais bon, comme pas mal de fans ont l'air d'être d'accord là dessus). Quelques références bien sympas au Deep Purple mark 3 (Gasoline, Standing on the rock), des choeurs grandioses (Lost in the zone, Higher places, écrite en hommage à John Bonham de Led Zeppelin), rien à jeter encore une fois.



Soulmover
Why don't you stay
C'est plus fort que moi........"BURN"

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