The Rolling Stones.

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The Rolling Stones.

Message par Kebra le Ven 31 Oct - 18:33

Que peut bien signifier la petite bourgeoisie banlieusarde (Dartford) en 1960 ? C'est de là que sont issus Keith Richards (18 décembre 1943)

et Mick Jagger (26 juillet 1943) alors qu'ils sont ados.

Mick boit pour oublier ses études d’Economie. Quant à Keith, il montre une inadaptation parfaite aux études, préférant jouer de la guitare en grillant ses premières cigarettes. Ils ont une passion en commun, le blues et collectionnent les disques introuvable de Howlin’ Wolf, John Lee Hooker, Willy Dixon, BB King et bien sûr, Muddy Waters, auteur de la phrase : “I am a man/I’m a Rolling Stone” (“Mannish Boy”).


C'est l'époque des Cliff Richard et compagnie qui distille un rock anglais qu'ils méprisent, et sont déjà complètement à contre-courant.


Ils rencontrent un jeune guitariste nommé Brian Jones (28 février 1942) dans un club en 1962. Très jeune, Brian est touché par les grands bluesmen noirs américains (dont sa collection de disques, édifiante, fera de nombreux jaloux). c’est un érudit du blues, et quand il apprend la guitare, il se forge un style personnel à la slide ainsi qu'une technique d'harmoniciste stupéfiante. Dès 1962, hébergé par Alexis Korner, il sera connu à partir de 1965 comme le plus jeune alcoolique de Londres. Expulsé à 16 ans de son école pour avoir mis une fille de sa classe enceinte, il s'enfuit en Suède où il parcourt les clubs avec son "bottleneck". Revenu en Grande-Bretagne, Jones est déjà une icône locale, reproduisant les solos d'Elmore James à la perfection.


Les Rolling Stones naissent, bientôt rejoint par Ian Stewart au piano et, l’année suivante, Charlie Watts (batterie) et Bill Wyman (basse), qui remplace l’éphémère Dick Taylor, parti terminer ses études. Sous l'impulsion d’Andrew « Long » Oldham qui devient leur manager les Stones adoptent une attitude sexy de provocation et d’agitation culturelle.


Ian Stewart, avec son look de bon père de famille, reste dans le groupe mais se trouve écarté des photos officielles : une situation qu’il vivra, plus ou moins facilement, jusqu’à sa mort dans les années 80… Les cinq autres adoptent des poses, des mines et une attitude qui, quelques mois plus tard, deviendront l’étalon d’un certain rock’n roll.
Avec leur premiers 45 tours les Stones déchainent les foules, détrônent Gene Vincent et Eddie Cochran dans le cœur des blousons noirs et deviennent le symbole d’une jeunesse rebelle, par opposition aux « gentils » Beatles.


Dès 1964, leurs premiers albums comportent les premières compositions signées Jagger/Richards, ainsi que de nombreuses reprises : « Not Fade Away », « Time Is On My Side », « It’s All Over Now »… .
Blond ténébreux et inquiétant, Brian Jones reste le maître de ce répertoire et est au centre des orchestrations. Un nouveau son anglais se développe, que viennent défendre une pléthore de nouveaux groupes : The Animals, The Moody Blues, The Yardbirds… avec naturellement les Stones au centre du mouvement ! Pourtant c’est l’année suivante qu’ils rentrent dans l’histoire. Avec la lugubre ballade « Heart Of Stone », Jagger et Richards montrent la pertinence et l’originalité de leurs compositions, puis se sera successivement, « The Last Time », « Play With Fire » et surtout, « Satisfaction », coup de génie redéfinissant en 3 minutes 45 les codes du rock. Ses connotations à la fois sexuelles et politiques en fond un véritable hymne révolutionnaire. Et sa violence radicalise le rock, le détachant du blues et du swing dans lesquels le rock’n roll baignait jusqu’alors.


Les Rolling Stones ont ouvert une porte et le savent. Dans leurs 45 tours suivants, « Get Off Of My Cloud » (fin 1965) ou « 19th Nervous Breakdown » (début 1966), ils repoussent toujours plus loin les limites. Dès 1965, une chanson comme « As Tears Go By » montre aussi une toute autre facette du tandem Jagger/Richards : cette tendre et nostalgique ballade, créée par Marianne Faithfull dans une version baroque, inaugure une sorte de discographie parallèle, que certains fans porteront au pinacle : « Ruby Tuesday », « She’s A Rainbow », « Dandelion »… « Aftermath », en 1966, fait partie des disques qui préfigurent l’ère psychédélique.


Entièrement composé de morceaux originaux, il marque l’apogée et le début du déclin de Brian Jones. Des morceaux comme « Paint It Black », « Under My Thumb », « Mother’s Little Helper » ou « Lady Jane » brillent par la nouveauté de leurs arrangements, maniant le sitar, le marimba ou le clavecin. Et Jones demeure l’étonnant multi-instrumentiste coordonnant ces innovations.


Mais pour ce qui est du lyrisme sombre, Jagger et Richards sont désormais seuls sur leur piédestal, rejetant peu à peu tous les autres membres du groupe dans l’ombre. Malgré ses quelques faiblesses – une poignée de morceaux un peu yéyés – le disque est reconnu presque partout comme un chef d’œuvre. Et les Stones concluent l’année par un somptueux disque en public : « Got Live If You Want It ! ». 1967, année où explose le mouvement hippie, va marquer leur descente aux enfers. Après quelques 45 tours abrasifs, en particulier « Let’s Spend The Night Together » (censuré par la BBC) le groupe se retrouve pris dans la plupart des pièges de l’époque.

Mick Jagger s’embarque avec Marianne Faithfull dans la pénible expédition organisée par les Beatles auprès de leur Maharishi.
Et la drogue commence à miner sérieusement leur cohésion. Arrêtés à plusieurs reprises pour possession de divers produits illicites, Jagger et Richards n’échappent à la prison que grâce à un véritable mouvement de soutien populaire. Mais c’est surtout Brian Jones qui voit, jour après jour, sa santé se détériorer à vue d’œil.


Après « We Love You », festif 45 tours immortalisant le verdict de leur procès, les séances de « Their Satanic Majesties Request » rentrent dans l’histoire pour leur climat chaotique. Souvent improvisé – et rarement enregistré avec l’ensemble du groupe – le disque est défendu par une partie de la presse, mais comporte peu de classiques ayant traversé le temps… même si « 2000 Light Years From Home » ou « She’s A Rainbow » ont une saveur particulièrement unique. Le 45 tours « Jumpin’ Jack Flash » et l’album « Beggars Banquet » marquent la reprise en main du groupe par Jagger et Richards.

Revenu à un son plus rock, les Stones enchaînent les titres rebelles : « Sympathy For The Devil », « Street Fighting Man », « Salt Of The Earth », bande-son parfaite d’une année politiquement chargée. Ni le blues, ni l’esprit expérimental ne sont abandonnés. Et leur nouveau dosage fait des étincelles.

Mais Brian Jones semble ne pas voir tout cela. Dans le « Rolling Stones Rock’n Roll Circus », étonnant film réalisé la même année – où l’on croise John Lennon, Eric Clapton ou Jethro Tull – le guitariste apparaît comme un spectre au regard vide, rongé par l’alcool et les drogues dures. La nouvelle de son exclusion et de sa mort, le 3 juillet 1969, se suivront de quelques mois. Et encore aujourd’hui, les circonstances de ce décès restent mal élucidées : si les hypothèses d’une overdose ou d’un suicide restent les plus probables, Keith Richards affirma à Nick Kent sa conviction qu’il s’agissait d’un assassinat.

Moi, c'es là que j'ai décroché. Laughing Si d'autres veulent se fendre de la suite..........

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Re: The Rolling Stones.

Message par ready freddie le Ven 31 Oct - 19:36

merci VD, tu nous a parlé de la période faste des stones (enfin, en ce qui me concerne)





Une amitié qui ne peut pas résister aux actes condamnables de l'ami n'est pas une amitié. Alain.

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Re: The Rolling Stones.

Message par Kebra le Ven 31 Oct - 19:38

N'abuse quand même pas des feuilles qui roulent. Laughing

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Re: The Rolling Stones.

Message par ready freddie le Ven 31 Oct - 19:40

vaut mieux ça que des pierres, non clown




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Re: The Rolling Stones.

Message par Jungleland le Ven 31 Oct - 19:48

j'ai un peu décroché au même moment. Ceci dit j'avais été les voir en 1982 tellement je regrettais de ne pas les avoir vu à l'âge d'or.

Ah les Stones ... le symbole du rock pour moi, surtout Keith Richards d'ailleurs. Et puis cette fascination non feinte pour les bluesmen me les a toujours rendu sympathiques; il suffit de tomber sur quelques youtuberies où ils jouent notamment avec Muddy Waters pour voir leur air émerveillé de gamins.

On peut leur reprocher d'être ensuite tomber dans la facilité mais ça reste le groupe qui a eu la longévité la plus extraordinaire. Qui sait ce qu'auraient fait d'autres icones si elles avaient eu la même longévité ?

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Re: The Rolling Stones.

Message par Kebra le Ven 31 Oct - 19:56

Et je trouve toujours que malgré la longévité et les abus de toutes sorte, Jagger reste assez frais. Oui, un groupe majeur dans l'histoire du rock, et j'ai l'impression que les jeunes ne savent pas ce qu'ils leurs doivent.

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Re: The Rolling Stones.

Message par nanoyama le Sam 1 Nov - 17:52

Ah, les jeunes !..

:bra,vo!:

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Re: The Rolling Stones.

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