albert collins

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albert collins

Message par ready freddie le Mer 10 Sep - 13:42

Albert Collins est né le 3 octobre 1932 à Leona, au Texas. Sa famille déménage à Houston quand il a sept ans. Il commence hors à prendre des leçons de clavier. Son idole d’ado est le pianiste Jimmy McGriff sur Hammond B-3. Mais à 18 ans, il se tourne vers la guirare en entendant ses nouveaux héros : Clarence "Gatemouth" Brown, Lee Hoocker, T-Bone Walker et bien sur, Lightnin 'Hopkins (son cousin) dans des boîtes de nuit de Houston. Collins commence à jouer dans ces mêmes clubs. C'est également à ce moment qu'il a commencé sa " guitar walks " ce qui l'a rendu extraordinairement populaire devant le public, notamment blanc.



Il débute sa carrière en se produisant au fil des années 50 dans divers clubs de Houston et de ses environs. À partir de 1958, il commence à enregistrer ses premiers titres. Développés autour de la thématique du froid (The Freeze, Frosty...) ces morceaux lui valent le surnom de « The Iceman ». L'idée lui serait venu un soir de tempête de neige dans sa voiture, alors que les essuie-glace étaient gelés. Sorti en 1962, Frosty est un premier succès commercial, mais sans véritable suite pour Albert Collins, dont la carrière ne décolle pas vraiment au-delà du Texas. Janis Joplin et Johnny Winter étaient dans le studio quand il a enregistré la chanson.



Après trois ans de bons et loyaux services, il quitte le groupe pour devenir un musicien de session à plein temps. Il joue alors avec Johnny Guitar Watson, Willie Mae Thornton et enfin, à partir de 1965, avec Little Richard. C'est d'ailleurs au côté de ce dernier qu'Albert acquiert une reconnaissance accrue. Mais c'est avant tout sur la route que Collins se forge une réputation de bête de scène. Mais Collins, c'est avant tout un son: le fameux "cool sound" qu'il crée en jouant sans plectre ce qui l'oblige à frapper par à-coups les cordes avec le pouce ou l'index. Enfin, il se distingue par une rythmique puissante entièrement dévouée à son instrument, c'est à dire réduite au duo basse/batterie et un à un piano ou un orgue.


Un premier tournant survient en 1968 lorsque Albert Collins est "découvert" lors d'un concert à Houston par Bob Hite, le chanteur du groupe de blues-rock Canned Heat. Albert Collins peut alors surfer sur la vague du blues revival qui remet son genre musical en haut de l'affiche et signe un contrat avec la maison de disque Imperial Records qui lui permet d'enregistrer trois albums.



C’est à partir de là qu’il a commencé à se rendre compte qu'il pourrait chanter également et travaillant avec son épouse Gwen, il a co-écrit plusieurs de ses chansons classiques comme "Mastercharge"

La mode du blues passant, Albert Collins retombe dans un certain anonymat au cours des années 1970. Il lui faut attendre la fin de la décennie pour voir sa carrière véritablement décoller.





En 1978, l'Iceman (surnommé également The Master of Telecaster en référence au modèle de guitare sur lequel il joue) retrouve néanmoins les studios en signant un contrat avec le label Alligator. Il publie l'album Ice Pickin' qui est un véritable succès. La glace n'est plus seulement une thème récurrent de ses chansons, mais bel et bien un style de jeu à part entière. Son jeu agressif et dynamique donne l'impression qu'il frappe les cordes de sa guitare avec un pic à glace. Jimi Hendrix a cité Collins comme l’une de ses influences majeures. Il enchaîne avec les albums Frozen Alive et Don't lose your cool également bien accueillis (Don't lose your cool recevra d'ailleurs la récompense du meilleur album de blues de l'année en 1983), puis par le Live in Japan (1984) qui restitue assez fidèlement l'énergie de ses concerts et son blues aux intonations très funky.




Devenu un des guitaristes de blues les plus cotés de sa génération, Albert Collins publie son dernier album en 1991, simplement intitulé Iceman. L'année suivante, il part dans une longue tournée internationale avec son groupe (The Icebreakers). Le remarquable album issu de cette tournée (Live '92-'93) sortira peu de temps après sa mort, survenue le 24 novembre 1993 d’un cancer.




Même s’il n’a jamais eu de succès planétaire, l’iceman demeure un des bluseux des plus sous-estimés de sa catégorie. C’est fort dommage car je le considère parmi les meilleurs

black cat bone : http://fr.youtube.com/watch?v=O1WohReltuo&NR=1


frosty (avec SRV) : http://fr.youtube.com/watch?v=ZPB_qrasoBU

Iceman : http://fr.youtube.com/watch?v=ihvvf1R_vWo

ready freddie
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