Mes Rougon-Macquart

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Mes Rougon-Macquart

Message par mistyblues le Sam 30 Nov - 23:50

 Mes Rougon-Macquart 


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Les Rougon-Macquart d'Émile Zola




Les Rougon-Macquart est une œuvre d'une vingtaine de volumes...


Vu par l'imaginaire de l'auteur l'étude comportementale de l'individu dans des milieux diversifiés; ledit imaginaire sera sous-jacent à la réalité.


Emile Zola et l'arbre généalogique des Rougon-Macquart dont chaque rameau est un livre.


Une vingtaine de volumes dont la publication se fit de 1871 - 1893 


Les Goudron-Macquart peut à l'œil nu être perçu à l'effigie de La Comédie humaine de Balzac. Quoique...




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Gil Blas


Un puits de mine : son beffroi et sa machine d'extraction, gravure, fin du 
XIXe siècle.

"Etienne [...] retrouvait chaque partie de la fosse, le hangar goudronné du criblage, le beffroi du puits, la vaste chambre des machines d'extraction, la tourelle carrée de la pompe d'épuisement."
Théophile Alexandre Steinlein (1859-1923)
Les ouvriers en grève 
(décembre 1893, 800 mineurs licenciés dans le Pas-de-Calais)

« Nous autres romanciers, nous sommes les juges d'instruction des hommes et de leurs passions. »
Émile Zola
LES ROUGON-MACQUART, livre de Émile Zola
"Les Rougon-Macquart, ou Histoire naturelle et sociale d'une famille sous le second Empire comptent vingt romans qui s'échelonnent de La Fortune des Rougon (1871) au Docteur Pascal (1893). Le projet remonte à 1868, alors qu'Émile Zola (1840-1902) est plongé dans l'œuvre de Taine et La Comédie humaine de Balzac. Il a écrit La Confession de Claude (1865), 


Le Vœu d'une morte (1866), Thérèse Raquin (1867) et Madeleine Férat (1868). Son expérience chez Hachette et sa pratique du journalisme font de lui un observateur lucide du mouvement littéraire. Il cherche alors à construire une œuvre qui ne répète ni les Goncourt ni Flaubert. L'idée d'une puissante composition en plusieurs volumes s'impose peu à peu.


1.  « Histoire naturelle et sociale d'une famille sous le second Empire »
Zola découvre d'abord ce que Henri Mitterand nomme le « lien familial ». Le cycle projeté par Zola se déploiera livre après livre en suivant l'arbre généalogique d'une famille. « Je ne veux pas peindre la société contemporaine, mais une seule famille, en montrant le jeu de la race modifiée par les milieux. 


Si j'accepte un cadre historique, c'est uniquement pour avoir un milieu qui réagisse ; de même le métier, le lieu de résidence sont des milieux. Ma grande affaire est d'être purement naturaliste, purement physiologiste. » 


Le coup de génie de l'écrivain sera d'introduire sous l'influence du Traité de l'hérédité naturelle (1847-1850) de Prosper Lucas la notion d'hérédité et, à partir de l'ancêtre de cette famille, la tante Dide, de faire bifurquer cet arbre en deux branches, la légitime et l'adultérine qui opposeront deux réalités, l'officielle et la marginale, que les romans exploreront systématiquement. 


Là où Balzac utilisait le principe du retour des personnages pour organiser son univers, Zola pouvait alors introduire une cohérence génétique et spatiale entre toutes ses compositions.


L'origine du projet des Rougon-Macquart est consignée sur une simple note d'une trentaine de lignes, inspirée par les cl […] "


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L'ŒUVRE, livre de Émile Zola


"Publiée en 1886 chez Charpentier après avoir paru en feuilleton dans la revue Gil Blas, L'Œuvre occupe une place un peu à part au sein des Rougon-Macquart. Cette singularité ne tient ni aux personnages ni au milieu évoqué : Claude Lantier est le fils de Gervaise, déjà rencontré dans L'Assommoir et Le Ventre de Paris, et, dès 1869, Émile Zola (1840-1902) avait eu le projet d'« un roman qui aura pour cadre le monde artistique ». Mais l'implication personnelle de l'auteur, dont la projection autobiographique est ici très nettement perceptible, confère à ce livre une tonalité particulière. Comme le confesse Zola, dans une lettre adressée à son ami Henry Céard, « c'est un roman où mes souvenirs et mon cœur ont débordé ».


1.  Itinéraire d'un peintre « raté »


L'Œuvre est le récit d'une quête impossible. Comme souvent chez Zola, le roman obéit à une structure binaire qui renvoie à l'inéluctabilité d'un destin. Les cinq premiers chapitres racontent la rencontre et l'amour naissant entre Claude Lantier, peintre de l'« école nouvelle », et Christine, jeune provinciale égarée à Paris. Parallèlement, nous est présenté le groupe d'artistes auquel appartient Claude, parmi lesquels Sandoz, l'écrivain ami d'enfance, Dubuche, futur architecte, le peintre Fagerolles, qui passera plus tard à l'ennemi, le sculpteur Mahoudeau, et Bongrand, artiste consacré admiré du petit cénacle. Dans cette première partie, scandée par les visites de Christine à l'atelier et les réunions chez Sandoz, règne sinon le bonheur, du moins une effervescence créatrice pleine de promesses : « Dès qu'ils étaient ensemble, le peintre et l'écrivain en arrivaient d'ordinaire à cette exaltation. Ils se fouettaient mutuellement, ils s'affolaient de gloire. » Au Salon des refusés, Claude expose une grande toile, intitulée Plein air, qui suscite les moqueries. À la suite de cet échec, Claude et Christine partent s'installer à la campagne. Au cours de cet intermède qui dure près de trois ans, un enfant naît, Jacques. Mais Clau […] " 
(Suite à la Source Wink).
 Encyclopaedia Universalis
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Généalogie des Rougon-Macquart
"Généalogie des Rougon-Macquart



Généalogie des Rougon-Macquart
Publié le 21/04/2006 à 12:00 par litterature

Arbre généalogique des Rougon-Macquart



ADÉLAIDE FOUQUE dite Tante Dide : Née à Plassans en 1768, elle se marie en 1786 avec Rougon, jardinier avec qui elle aura un fils, Pierre, en 1787 . Rougon meurt en 1788. Elle prend un amant, Macquart, en 1789 avec qui elle aura deux enfants : un fils, Antoine ( 1789 ) et une fille Ursule ( 1791 ). Adélaïde devient folle et entre à la maison d'aliénés des Tulettes en 1851. 


PIERRE ROUGON : Né en 1787. Il se marie en 1810 à Félicité Puech, dont il a cinq enfants - Mélange équilibré - Eugène ( 1811 ), Pascal ( 1813 ), Aristide ( 1815 ), Sidonie ( 1818 ) et Marthe ( 1820 ). Moyenne morale et ressemblance physique du père et de la mère. 


ANTOINE MACQUART : Né en 1789. Soldat en 1800, de retour après 1815. Il se marie en 1826 à Joséphine Gavaudan dont il a trois enfants : Lisa ( 1827 ), Gervaise ( 1828 ), Jean ( 1831 ). Joséphine meurt en 1851. - Fusion. - Prédominance morale et ressemblance physique du père. Hérédité de l'ivrognerie de père en fils. 


URSULE MACQUART : Née en 1791. Elle épouse en 1810 un chapelier, Mouret, dont elle a trois enfants : François ( 1817 ), Hélène ( 1824 ) et Silvère ( 1834 ). Ursule mourra de phtisie en 1840. - Mélange soudure. - Prédominance morale et ressemblance physique de la mère.
 
EUGENE ROUGON : Né en 1811, il épouse en 1857 Véronique Beulin-d'Orchères. - Mélange fusion. - Prépondérance morale, ambition de la mère. Ressemblance physique du père. Ministre. 


PASCAL ROUGON : Né en 1813. - Innéité. - Aucune ressemblance morale et physique avec les parents. Complètement en dehors de la famille. Médecin. 


ARISTIDE ROUGON dit Saccard : Né en 1815, il épouse en 1836 Angèle Sicardot, dont il a deux enfants, et qui meurt en 1854. Il se remarie en 1855 avec Renée Béraud-Duchâtel qui meurt sans enfant en 1867. - Mélange soudure. - Prépondérance morale du père et ressemblance physique de la mère. Ambition de la mère gâtée par les appetits du père. 


SIDONIE ROUGON : Née en 1818. - Élection du père. - Ressemblance physique de la mère. 


MARTHE ROUGON : Née en 1820, elle épouse son cousin François Mouret en 1840, et meurt en 1864. - Hérédité en retour, sautant une génération. - Ressemblance morale et physique d'Adélaïde Fouque. 


MAXIME ROUGON dit Saccard : Né en 1840, a un fils d'une domestique qu'il séduit. - Mélange dissémination. - Prédominance morale du père et ressemblance physique de la mère. 


CLOTILDE ROUGON : Née en 1847. - Élection de la mère. - Ressemblance physique de la mère. 


CHARLES ROUGON dit Saccard : Né en 1857. - Hérédité en retour, sautant trois générations. - Ressemblance morale et physique d'Adélaïde Fouque. Dernière expression de l'épuisement d'une race. 


FRANCOIS MOURET : Né en 1817, il épouse en 1840 sa cousine Marthe Rougon, dont il a trois enfants. - Élection du père. - Ressemblance physique de la mère. Les deux époux se ressemblent. 


HELENE MOURET : Née en 1824, elle épouse en 1841 Grandjean, dont elle a une fille, et le perd en 1850.
- Élection du père. - Ressemblance physique du père. 


SILVERE MOURET : Né en 1834, meurt en 1851.
- Élection de la mère. - Innéité de la ressemblance physique. 


OCTAVE MOURET : Né en 1840. - Élection du père. - Ressemblance physique du père. 


SERGE MOURET : Né en 1841. - Mélange dissémination. - Ressemblance morale et physique de la mère plus caractérisée. Cerveau du père troublé par l'influence morbide de la mère. Hérédité d'une névrose se tournant en folie religieuse. Prêtre. 


DESIREE MOURET : Née en 1845. - Élection de la mère. - Ressemblance physique de la mère. Hérédité d'une névrose se tournant en imbécilité. 


JEANNE GRANDJEAN : Née en 1842. - Hérédité en retour, sautant deux générations. - Ressemblance physique d'Adélaïde Fouque. 


LISA MACQUART : Née en 1827, elle épouse Quenu en 1852 et en a une fille l'année suivante. - Élection de la mère. - Ressemblance physique de la mère. Charcutière. 


GERVAISE MACQUART : Née en 1828, a deux enfants d'un amant, Lantier, avec lequel elle se sauve à Paris et qui l'abandonne. Elle épouse en 1852 un ouvrier, Coupeau, dont elle a une fille, meurt de misère et d'excès alcooliques en 1869. - Conçue dans l'ivresse. - Représentation de la mère au moment de la conception. - Blanchisseuse. 


JEAN MACQUART : Né en 1831. - Élection de la mère. - Ressemblance physique du père soldat. 


PAULINE QUENU : Née en 1852. - Mélange équilibré. - Ressemblance de la mère et du père. État d'honnêteté. 


CLAUDE LANTIER : Né en 1842. - Mélange fusion. - Prépondérance morale et ressemblance physique de la mère. Hérédité d'une névrose se tournant en génie. Peintre. 


ETIENNE LANTIER : Né en 1846. - Élection de la mère. - Ressemblance physique de la mère, puis du père. - Hérédité de l'ivrognerie se tournant en folie homicide. État de crime. 


ANNA COUPEAU : Née en 1852. - Mélange soudure. - Prépondérance morale du père, ressemblance physique de la mère. Hérédité de l'ivrognerie se tournant en hystérie. État de vice.


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" Le romancier est fait d'un observateur et d'un expérimentateur. …  Il est indéniable que le roman naturaliste, tel que nous le comprenons à cette heure, est une expérience véritable que le romancier fait sur l'homme, en s'aidant de l'observation. "


Émile Zola in Le Roman expérimental, 1880


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